Congo
Les « Disparus du Beach »
Type de responsabilité
Personne physique
Auteur(s) présumé(s)
Norbert D., Jean-François N, Pierre. O
Nationalité(s) Auteur(s) présumé(s)
Congolaise
Qualification crime(s)
Torture et actes de barbarie
Disparitions forcées
Crimes contre l’humanité
Source de la plainte
ONG
Procédure en cours
oui
Régime
2 - 689-1 CPP
Résumé des faits
Dans le cadre de l’affaire dite du Beach de Brazzaville (nom donné au port fluvial de Brazzaville), au cours des années 1998-1999, Brazzaville et ses environs étaient en proie à des conflits multiples opposant les troupes régulières des Forces armées congolaises aux groupes politico-militaires qualifiés milices Ninjas. Ce conflit provoque le départ de nombreuses personnes vers la République Démocratique du Congo.
Entre le 5 et le 14 mai 1999, 6 599 réfugiés traversent le fleuve Congo, de Kinshasa, à destination du Beach de Brazzaville, suite à un accord tripartite entre les gouvernements des deux Congo et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vue de faciliter le rapatriement volontaire des congolais contraints à l’exil.
Plus de 350 personnes sont portées disparues.
Amnesty International France rappelle que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.
Procédure
Le 23 janvier 2002 : le procureur de la République de Meaux prend un réquisitoire introductif, ouvrant une information judiciaire contre X.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Actes d’instruction relatifs à Norbert D., inspecteur général des armées au moment des faits<br />
</strong></span>Le 16 mars 2002 : Norbert D. est retrouvé à son domicile en France.<br />
Le 23 mai 2002 : Norbert D. est placé en garde à vue puis remis en liberté.<br />
Le 8 juillet 2002 : Norbert D. est entendu en qualité de témoin assisté.<br />
Septembre 2002 : Nobert D. fait l’objet d’un mandat d’amener après avoir refusé de répondre à une convocation du juge et est mis en examen pour « crimes contre l’humanité, pratique massive et systématique d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition pour des motifs idéologiques et en exécution d’un plan concerté contre un groupe de population civile d’avril 1999 à juillet 1999 ».<br />
Le 15 janvier 2004 : un mandat d’arrêt international contre Norbert D. est délivré.<br />
Le 9 avril 2008 : la Cour de cassation rejette le pourvoi formé par Norbert D.<br />
Le 30 mars 2012 : le juge d’instruction du tribunal de Meaux se dessaisit de l’instruction au profit du pôle spécialisé sur les crimes contre l’humanité du TGI de Paris.<br />
En août 2013 : Norbert D. est interpellé à Tory où il était venu renouveler son titre de séjour et est mis en examen pour « crimes contre l’humanité »<br />
Octobre 2014: Sa mise en examen est confirmée par la Chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Actes d’instruction relatifs à Denis S. N., Président<br />
</strong></span>18 septembre 2002: le juge d’instruction, conformément à l’article 656 du code de procédure pénale, adresse aux ministres français de la Justice et des Affaires étrangères une demande de « déposition écrite » du Président congolais, à l’occasion de sa visite en France. Selon les propres dires des autorités françaises, cette demande ne lui aurait jamais été transmise.<br />
En décembre 2002 : les autorités congolaises saisissent la Cour Internationale de Justice (CIJ) suite à la demande du juge d’instruction d’entendre Denis S., comme témoin.<br />
Le 19 juin 2003 : la CIJ rend une ordonnance refusant les mesures conservatoires tendant à suspendre l’instruction en France.<br />
2010: Le Congo se retire de la procédure.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Actes d’instruction relatifs à Jean-François N., directeur de la police nationale au moment des faits<br />
</strong></span>Le 1 avril 2004 : Jean-François N. est interpellé et placé en garde à vue.<br />
Le 1 avril 2004: A 22h55 Réquisitions du procureur demandant la fin de la garde à vue.<br />
Le 2 avril 2004 : Après son audition, Jean-François N. est mis en examen et placé en détention provisoire par le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) à la prison de la Santé.<br />
Le 2 avril 2004: Le soir du 2 avril la défense et le Parquet font un référé-liberté.<br />
Le 3 avril 2004 : A 2 heures du matin, la Présidente de la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris, réveillée en pleine nuit, annule la décision du JLD. Jean-François N. est libéré sur le champ, en pleine nuit, et s’envol en pleine nuit vers le Congo.<br />
Le 5 avril 2004 : le Parquet dépose une requête en nullité visant les actes d’information relatifs à Jean François N.<br />
Le 22 novembre 2004 : la première chambre de la Cour d’appel de Paris annule l’intégralité de la procédure le concernant.<br />
Le 10 janvier 2007 : la Cour de cassation casse l’arrêt de la chambre de l’instruction et renvoie l’affaire devant la Cour d’appel de Versailles.<br />
Le 20 juin 2007 : la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Versailles annule les pièces dont l’annulation avait été demandé par le Parquet au motif que le réquisitoire introductif ne pouvait viser que Norbert D., et renvoie la procédure devant juge d’instruction de Paris.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Actes d’instructions relatifs à Pierre O., ministre de la sécurité publique au moment des faits<br />
</strong></span>Septembre 2013: Réquisitoire supplétif à l’encontre du général Pierre O.</p>
Plainte
Noms ONG / Victime(s)
LDH
FIDH
Fondement(s) de compétence (article)
Jugement cours d'assises
Arrêt cour d'appel
Arrêt cours de cassation
Sources
FIDH, « L’affaire des « Disparus du Beach » Congo- Brazzaville », 2007