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Syrie

Armes chimiques / Ghouta orientale

Type de responsabilité
Personne physique

Auteur(s) présumé(s)
Bashar el-ASSAD, Maher e.-A., Ghassan A. et Bassam a.-H.

Nationalité(s) Auteur(s) présumé(s)
Syrienne

Qualification crime(s)
Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre

Source de la plainte
ONG

Procédure en cours
oui

Régime
4 - 113 CP

Résumé des faits

Le 5 août 2013, le gouvernement syrien aurait ciblé deux villes voisines de la banlieue à l’est de la capitale syrienne.

Des armes chimiques ont d’abord frappé la ville industrielle d’Adra vers 1h00 du matin, puis la ville de Douma, plus grande, vers 5h00 du matin. L’attaque à l’arme chimique sur Douma a blessé plus de 400 personnes, dont de nombreuses femmes et des enfants.

Aux premières heures du 21 août 2013, plus d’une dizaine de roquettes chimiques chargées en sarin, un agent neurotoxique hautement mortel, ont frappé les quartiers d’Ein Terma et de Zamalka, dans la Ghouta orientale, près de Damas. En parallèle des bombardements, des attaques contre les installations médicales voisines ont également été menées.

Les attaques chimiques ont causé plus d’un millier de morts et des milliers de blessés graves : il s’agit de l’attaque la plus meurtrière du conflit syrien, largement condamnée par la communauté internationale. Ces attaques auraient été menées par le régime syrien.

Amnesty International France rappelle que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.

Procédure

<p>2 mars 2021 : SCM et des victimes déposent une plainte avec constitution de partie civile contre X pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » auprès du pôle spécialisé du TGI de Paris.<br />
En avril 2021 : une instruction est ouverte et deux juges d’instruction sont nommés.<br />
2021-2024 : les ONG Open Society Justice Initiative, Syrian Archive, Civil Rights Defenders et Physicians for Human Rights ainsi que plusieurs victimes se constituent partie civile.<br />
Le 14 novembre 2023 : quatre mandats d’arrêt internationaux pour « complicité de crimes contre l’humanité » et « complicité de crimes de guerre » sont émis contre le Président syrien, Bashar el-Assad, son frère, chef d’une unité d’élite de l’armée syrienne, Maher e.-A, ainsi que deux généraux, Ghassan A. et Bassam a.-H<br />
Le 21 décembre 2023 : le procureur fait appel du mandat d’arrêt émis contre Bashar-el-Assad en raison de son immunité présidentielle.<br />
Le 15 mai 2024 : l’audience a lieu devant la chambre de l’instruction.<br />
Le 26 juin 2024: la chambre de l’instruction a rejeté la requête en nullité du parquet et jugé le mandat d’arrêt légal. C’est la première fois qu’une juridiction nationale considère que l’immunité d’un chef d’Etat en exercice n’est pas absolue. Le parquet s’est pourvu en cassation.<br />
Le 25 juillet 2025: la Cour de cassation n’admet pas d’exception à l’immunité personnelle d’un chef d’Etat dans le cas de la commission de crimes internationaux. Le mandat d’arrêt à l’encontre de Bashar el-Assad est annulé.<br />
Le 2 septembre 2025: les juges d’instruction émettent un nouveau mandat d’arrêt à l’encontre de Bashar el-Assad, qui n’est plus chef d’Etat.</p>

Problématique juridique

Immunité

Plainte

non

Noms ONG / Victime(s)

SCM
Open Society Justice Initiative
Syrian Archive
Civil Rights Defenders
Association des victimes des armes chimiques

Fondement(s) de compétence (article)

113-7 CP

Sources

Libération, "Attaques chimiques en Syrie: plainte pour crimes contre l'humanité déposée en France"

JusticeInfo, "Assad brothers charged with complicity in crimes against humanity", 2023

Le Monde, "Le mandat d’arrêt français visant Bachar Al-Assad remis en cause devant la cour d’appel de Paris", 2024

JusticeInfo, "Attaques chimiques en Syrie: le mandat d'arrêt français visant Assad sera examiné en cassation", 2024

Cour d'Appel de Paris, "Communiqué de Presse: DECISION DE LA CHAMBRE DE L’INSTRUCTION CONCERNANT LA REGULARITE DU MANDAT D’ARRET DECERNE A L’ENCONTRE DU PRESIDENT SYRIEN BACHAR AL ASSAD", 2024

Cour de cassation, AP, 25 juillet 2025

Le Monde, "Bachar Al-Assad visé par un mandat d’arrêt français pour le bombardement d’un centre de presse à Homs, en 2012", 2025